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Quand on se lance dans la musique, on pense d’abord à créer, à enregistrer, à monter sur scène. Mais au-delà de l’inspiration et du travail artistique, il existe un autre pan du métier, souvent peu connu : celui des droits. Qui les protège ? Qui s’assure que le travail des artistes soit reconnu et rémunéré ? C’est là qu’interviennent deux structures indispensables, la SACEM et l’ADAMI. Souvent mal connues des artistes, elles ont pourtant un rôle fondamental pour construire une carrière solide et durable.

Comprendre leurs rôles : qui fait quoi et pour qui

La SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique) s’adresse à toutes les personnes qui créent une œuvre musicale. Dès lors que vous écrivez des textes, composez de la musique, réalisez des arrangements ou des œuvres originales, c’est elle qui veille à ce que vous soyez rémunéré·e à chaque fois que votre création est diffusée. Que ce soit en concert, à la radio, en streaming ou même dans un café, chaque passage public donne lieu à des droits d’auteur, que la SACEM collecte et reverse ensuite. Elle joue aussi un rôle important dans l’accompagnement des artistes : elle propose des aides à la création, au développement de projets, à l’autoproduction, à la diffusion et même à la formation. Autrement dit, elle ne protège pas seulement les œuvres, elle soutient aussi les parcours.

L’ADAMI, quant à elle, est tournée vers les artistes interprètes. Elle s’occupe des droits voisins, c’est-à-dire des droits liés à l’exécution ou à l’interprétation d’une œuvre. Si vous êtes musicien·ne, chanteur·se, comédien·ne ou danseur·se, vous avez droit à une rémunération chaque fois que votre interprétation est utilisée : sur un disque, à la télévision, en streaming, dans un film, etc. L’ADAMI se charge de percevoir ces droits et de les redistribuer. Elle propose aussi des aides financières pour accompagner les artistes dans la production de spectacles, d’albums, de clips ou encore pour aider à monter des projets artistiques. Depuis quelques années, elle met également en place des dispositifs spécifiques pour valoriser les parcours émergents et favoriser l’égalité d’accès aux ressources.

La nécessité d’y adhérer

L’administratif est la bête noire de beaucoup d’artistes, mais plus vous vous prendrez tôt, plus vous poserez les bases d’une carrière saine et durable. Adhérer à la SACEM ou à l’ADAMI, c’est se donner les moyens de vivre de son art, de faire reconnaître son travail, de toucher des revenus sur ce qu’on a créé ou interprété, même des mois ou des années plus tard.

C’est aussi rejoindre une communauté d’artistes solidaires, défendue par des structures qui négocient, protègent, forment et soutiennent. Ces organismes ne sont pas là pour mettre des barrières, au contraire, ils existent pour permettre aux artistes de se concentrer sur ce qui compte vraiment : créer, interpréter, évoluer.