Chaque année, le SNEP publie son bilan du marché français de la musique enregistrée. Et une nouvelle fois, les chiffres montrent une industrie en progression. Derrière les streams, les ventes physiques et les tendances de consommation, ce rapport donne surtout des indications précieuses pour les artistes qui développent leur projet.
Alors, que faut-il vraiment retenir de ce bilan 2025 ? Et qu’est-ce que cela dit de vos opportunités en tant qu’artiste aujourd’hui ?
Une industrie en croissance, portée par le streaming… mais pas que
Le marché français de la musique enregistrée atteint 1,071 milliard d’euros en 2025, soit une hausse de 3,9 %. Cela confirme dix années consécutives de croissance pour le secteur. Une bonne nouvelle : la musique continue de générer de la valeur, et l’écosystème reste dynamique.
Sans surprise, le streaming reste le moteur principal du marché (Spotify, Deezer et Apple Music principalement pour la France). À lui seul, il représente 702 millions d’euros. Les abonnements payants pèsent une large part de ce total, preuve que les auditeur.rice.s sont de plus en plus nombreux à payer pour écouter de la musique légalement.
Mais un autre signal mérite l’attention : le physique résiste très bien. Les ventes de CD et surtout de vinyles progressent encore, avec un marché à 205 millions d’euros. Le vinyle dépasse même les 113 millions d’euros et continue de séduire un public en quête d’objet, de collection et d’expérience plus tangible.
Pour les artistes, cela rappelle une chose essentielle : il ne faut pas miser sur un seul canal. Le streaming est incontournable, mais le merchandising, les éditions physiques et les produits collectors peuvent aussi représenter de vraies opportunités.
Les artistes français confirment leur force de frappe
L’un des enseignements majeurs du rapport, c’est la place importante des artistes produits en France. Ils représentent environ les trois quarts des volumes du Top 200 et une large majorité des nouveautés qui performent. Autrement dit, le public français écoute massivement des artistes locaux.
Le rapport souligne aussi la bonne santé des nouveaux talents. Plusieurs premiers albums d’artistes français se sont hissés parmi les meilleures performances de l’année. Cela montre qu’il reste possible d’émerger, même dans un marché concurrentiel.
Côté styles musicaux, le rap reste extrêmement dominant, mais la pop gagne du terrain et les influences caribéennes, africaines ou latines continuent de transformer le paysage musical français. La scène se diversifie, et c’est une excellente nouvelle pour les projets singuliers.
En clair, ce bilan envoie un message positif aux artistes : oui, le marché avance. Oui, le public est là. Mais pour en profiter, il faut proposer un projet clair, régulier et identifiable. La croissance du secteur ne profite pas automatiquement à tout le monde. Elle bénéficie surtout à celles et ceux qui savent transformer leur musique en véritable proposition artistique.


Comment bien pitcher sa musique sur Spotify for Artists ?